Le musée de La Neuveville vient de terminer une exposition consacrée à Carl Spitteler. Dans l’un de nos précédents articles, il avait été fait mention de la présence de ce personnage emblématique à l’Ecole Secondaire de notre cité. Il a en effet enseigné dans cet établissement à la fin du 19e siècle. Cet écrivain de langue allemande a marqué son temps lors de la première guerre mondiale en tenant un discours engagé pour la paix et le respect des minorités dans notre pays. Dans un temps où la Suisse était en pleine crise identitaire, il a su faire passer un message de rassemblement qui lui a valu beaucoup d’inimitié. Ce qui ne l’a pas empêché d’obtenir le prix Nobel de littérature en 1919 pour l’ensemble de son œuvre. C’est pour commémorer le centenaire de cet événement que Le Musée de la Neuveville lui a dédié son exposition temporaire en 2019 et qu’il s’est associé à un certain nombre d’événements qui se sont organisés dans toute la Suisse.

Le vendredi 12 avril 2019, une plaque commémorative a été inaugurée par les autorités de la municipalité de La Neuveville et par un certain nombre d’officiels (voir photos ci-dessus).
Soulignons que Carl Spitteler n’est pas seulement l’auteur d’un discours historique (Notre point de vue Suisse), mais aussi un poète d’exception ainsi qu’un excellent chroniqueur. Ses écrits lui ont permis d’être remarqué par des personnalités qui ont marqué son temps comme Romain Roland, Sigmund Freud et aussi le chef d’orchestre autrichien Felix Weingartner. Ce fervent défenseur de la paix, amateur de poèmes épiques, est le seul écrivain suisse à avoir obtenu un Prix Nobel de littérature. Il était donc normal de lui rendre hommage. Son œuvre reste néanmoins encore très d’actualité dans un pays où les relations intercommunautaires et avec l’Union Européenne sont toujours au centre de controverses politiques. Citons par exemple les ouvrages suivants : Mariquita, Prométhée et Epiméthée ainsi que Printemps Olympien qui reprennent des thèmes qui sont toujours d’actualité comme le racisme et la xénophobie ainsi que la corruption. Imago reste quant à elle une œuvre à part car elle traite davantage de problèmes liés à la psychologie et aux motivations profondes de l’être humain. Il n’est d’ailleurs pas étonnant que Sigmund Freund ait utilisé le titre de ce livre pour sa revue de psychanalyse. Je vous invite donc à les redécouvrir.
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